‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 132 sur 372 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

GIANETTINO DORI A, masqué, en manteau vert. UN NÈGRE. Ils sont en conversation.

Tu m’as compris.

Bien.

GIANETTINO

LE NÈGRE

GIANETTINO

Je dis : le masque blanc.

LE NÈGRE

Bien! bien! bien!

GIANETTINO

Entends-tu? Le manquer, ce serait ( montrant la poitrine du nègre) frapper là.

LE NÈGRE

GIANETTINO

LE NEGRE

Soyez tranquille.

Et un bon coup!

Il sera content.

Que le pauvre comte ne souffre pas longtemps.

LE NÈGRE

Pardon.... Combien à peu près pourrait peser sa tète? GIANETTINO.

Le poids de cent sequins.

le nègre souffle entre ses doigts. ‘

Pull! c'est léger comme de la plume.

GIANETTINO

Que grognes-tu là?

LE NÈGRE

Je dis.... que c’est une besogne facile.

GIANETTINO

C'est ton. affaire. Cet homme est un aimant, dont les pôles attirent les têtes inquiètes. Entends-tu, drôle! ne manque pas ton coup.

208 LA CONJURATION DE FIESQUE

LE NÈGRE

Mais, seigneur.... il faut que, le coup fait, je m'enfuie aussitôt à Venise.

GUNETTINO.

Eli bien! prends d'avance ton salaire. (Il lui jette une lettre de change.) Dans trois jours au plus tard, il faut qu'il soit refroidi. (Il s' en va.)

le nègre , en ramassant le billet par terre.

Voilà qui s’appelle avoir du crédit! Le noble seigneur se fie à ma parole de larron, sans signature. (Il s'en va.)

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