SCÈNE IV
Jl'LIE, fort animée. FIESQUE, vêtu iC un manteau blanc, court après elle.
JULIE
Laquais! Coureurs!
FIESQUE
Comtesse, où allez-vous? Que décidez-vous?
JULIE
Hier» , absolument rien. (.-1 tics valets qui entrent :) Qu'on fasse avancer ma voiture.
FIESQUE
Permettez.... pas encore. Sans doute quelque offense....
’ JULIE
Bah! vous ne le croyez pas.... Retirez-vous! Eh! mais, vous tirez ma garniture à la mettre en pièces.... Une offense? Qui peut ici m’offenser? Laissez-moi donc.
fiesque , un genou en terre.
Non, jusqu’à ce que vous m’ayez nommé le téméraire. julie s'arrête, les mains appuyées sur les hanches.
Ah! voilà qui est beau , fort beau , et digriï d’étre vu! Si quelqu’un pouvait appeler la comtesse de Lavagna pour jouir de ce charmant spectacle!... Comment, comte? Et que devient l'époux? Cette attitude conviendrait à merveille dans la chambre à coucher de votre femme, lorsqu’en feuilletant le calendrier de vos caresses, elle trouve une lacune dans le compte. Levez -vous donc. Allez à des dames qui vous tiennent la dragée moins haute. Voyons! levez-vous! Du bien voulez-vous expier les impertinences de votre femme par vos galanteries?
fiesque se lève vivement.
Des impertinences? A vous?
JULIE
Se lever brusquement,... repousser son fauteuil.... tourner le dos à la table.... à la table, comte! à laquelle je suis assise.
FIESQUE
Cela n'est pas excusable.