‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 191 sur 372 · ACTE II, SCENE XVIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XVIII

Mes chants trompeurs ont endormi les tyrans, [^république est mûre pour une refonte. Nous sommes d’intelligence avec la fortune. Rien ne manque.... Mais Yerrina est pensif?

BOURGOGN1NO.

Patience. Je sais, pour le secouer, un mot plus prompt et plus terrible que l’appel de la trompette du dernier jour. (Il s’approche de Verrina, el lui cric d'un ton significatif : ) Père, éveille-toi! Ta Berthe se désespère.

Oui a dit cela?... A l’œuvre, Génois!

FIESQUE

Réfléchissez aux moyens d’exécution. La nuit nous a surpris dans notre premier entretien. Gènes repose endormie. Le tyran succombe à la fatigue, épuisé par les péchés de sa journée. Veillez pour tous deux.

BOURGOGNINO.

Avant de nous séparer, jurons par un mutuel embrassement cette héroïque alliance. (Us forment un cercle en entrelaçant les bras.) Ici battent et s'élèvent ensemble les cinq plus grands cœurs de Gènes, pour décider les plus grandes destinées de Gênes. ( Ils se serrent plus étroitement.) Quand l’édilice du monde croulerait, quand la sentence du jugement romprait les liens du sang, les liens de l’amour, cette tige aux cinq. branches héroïques demeurerait entière! (Ils se séparent.)

Quand nous rassemblerons-nous de nouveau ?

FIESQUE

Remain , à midi , je recueillerai vos avis.

A demain donc, à midi, lionne nuit, Fiesque! lîourgognino, viens! Tu apprendras quelque chose d’étrange. (Verrina cl Boutgognino sortent.)

fiesque , aux autres.

Sortez par les portes de derrière, pour que les espions de Doria ne remarquent rien. (Tous s’éloignent.)

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