‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 258 sur 372 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

LES PRÉCÉDENTS; ARABELLA arrive, se lamentant.

ARABELLA

Qu’ils me tuent, s’ils veulent! qu'ai-je encore à perdre?... Ayez pitié de moi, vous autres hommes.... Cest ici que j ai quitté ma gracieuse dame, et je ne la retrouve nulle paît. FIESQUE , d'une voix faible et tremblante, en s'approchant d’elle. Ta gracieuse dame ne s’appelle-t-elle pas Léonore 1!

ARABELLA, joyeuse.

Ah! c'est vous, mon cher et bon et gracieux seigneur!... Ne vous irritez pas contre nous , nous ne pouvions plus 1 empê-

cher.

fiesque , l’apostrophant avec une sourde colère.

De quoi, maudite?

ARABELLA

De s’élancer....

fiesque , avec plus de violence.

Tais-toi ! s’élancer où?

ARABELLA

Dans la mêlée....

fiesque , avec rage.

Que ta langue devienne langue de crocodile!... Ses habits?

ARABELLA

Un manteau écarlate....

fiesque, furieux, s'élance vers elle en chancelant.

Va-t’en dans le neuvième cercle de l’enfer!... Ce manteau ?...

ARABELLA

Était ici par terre....

quelques conjurés murmurent à demi-voix.

C’est ici que Gianettino a été tué....

fiesque, demi-mort, à Arabdla, en chancelant en arrière.

Ta dame est trouvée. {Arabdla s’éloigne dans une grande anxiété. Fiesque promène autour de lui, sur toute l'assemblée, ses yeux égarés puis il continue d'une voix faible et incertaine, gui, par de-

Oh

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