‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 271 sur 372 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LES PRÉCÉDENTS, excepté Sacco; CALCAGNO, revenant de l'hôtel de ville; ensuite LES SÉNATEURS; à la fin VERR1NA.

CALCAGNO

Le grand et le petit conseil de la république ont appris par moi la volonté du vainqueur et voici la ré|K>nse : ( Haut et solennellement , en ôtant son chapeau et déposant son épée aux pieds de Fiesque.) c Le Ciel , qui dirige le destin des peuples , a favorisé les armes de Fiesque , et remis cette ville en ses mains. Gianeltino Doria git immolé, le doge Doria s’est enfui au milieu des ténèbres; le bras énervé du vieillard n’a pu retenir l'État qui croulait ; le trône de Gènes est vacant , et la justice de la guerre

APPENDICE

l’adjuge au vainqueur.* » ( Tombant à genoux.) Recevez donc, sérénissimo souverain , les insignes do la dignité ducale 1

( Pendant ce temps, les sénateurs sortent, en procession solennelle, de la Signoria, et te premier porte sur un coussin blanc le chapeau de doge, le sceptre et le manteau, lis soldats font place respectueusement , accompagnent le cortège d'une musique guerrière et inclinent les drapeaux. Les sénateurs se rangent autour de Fiesque , qui est demeuré calme et immobile .)

CALCAGNO

Recevez par ma bouche l'hommage de toute la République : Vive et vive longtemps Fiesquo , doge do Gênes ! ( L'armée décharge ses armes en l'air. ) le peuple, les sénateurs et les nobles, à genoux, chapeau bas , poussent une joyeuse clameur.

Vive longtemps Fiesque , doge de Gênes 1

( Au milieu de ce tumulte , verrina entre , et, à son aspect , la clameur tombe et fait place à un profond silence , qui devra être marqué très -soigneusement. Le peuple , l’armée , le sénat et la noblesse reculent avec crainte , à mesure qu’il avance. Suit une pause de silence général.)

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