ACTE V, SCÈNE I
peu à l’amour, mais que ce soit une torture de cesser d’aimer.... oh! cela, je le comprends encore !
LOUISE
Mais quittons ce pays, mon père!... Quittons cette ville où mes compagnes me raillent, où ma bonne renommée est ù jamais perdue.... Fuyons loin , bien loin de ce lieu où tant de vestiges de la félicité perdue parlent à mon cœur.... Oh! loin d'ici, pour peu qu’il soit possible!
MILLER
Partout où tu voudras, ma fille. Le pain du bon Dieu pousse en tout pays et il me fera aussi trouver des oreilles attentives à mon violon. Oui! quand nous aurions tout perdu.... Je mettrai en musique pour la guitare l’histoire de ton chagrin , et je chante, rai la complainte de la fille qui, pour honorer son père , a dét chiré son propre cœur.... Nous irons mendier, de porte en porte, avec cette ballade, et l'aumône nous sera douce de la main de ceux qui pleureront en l’entendant.