‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 362 sur 372 · SCÈNE y · texte numérisé non relu

SCÈNE y

MILLER, qui revient, et FERDINAND.

Vous serez servi à l’instant, baron.... La pauvre enfant est assise là dehors et pleure à en mourir. Elle vous donnera des larmes à boire dans la limonade.

FERDINAND

Et ce serait bien , qu’il n’y eût que des larmes.... Puisque nous venons de parler de musique,. Miller! ( Tirant une bourse.) Je suis encore votre débiteur.

MILLER

Comment? Quoi? Allons donc, baron! Pour qui me prenezvous? C’est en bonnes mains. De grâce, ne me faites pas cet affront ! Ce ne sera pas , s’il plaît à Dieu , la dernière fois que nous nous verrons.

FERDINAND

Qui peut savoir? Prenez toujours. On ne sait qui vit ni qui meurt.

miller, riant.

Oh! quant à cela, baron! je crois qu’on en peut courir le risque avec vous.

FERDINAND

Ce serait vraiment un risque.... N’avez-vous jamais entendu dire que des jeunes gens étaient morts.... des jeunes filles et des jeunes gens, les enfants de l’espérance, les châteaux en Espagne de leurs pères déçus?... Ce que l’âge et le ver rongeur du chagrin ne peuvent faire, souvent un coup de foudre l'accomplit.... Votre Louise non plus u’est pas immortelle.

MILLER

C’est Dieu qui me l’a donnée.

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