ACTE V, SCÈNE V
FERDINAND
Restez! Taisez-vous! et ramassez votre argent. (D’un ton expressif.) Taise7.-\ous seulement ce soir, et désormais, pour l’amour de moi, ne donnez plus de’ leçons de musique. miller, arec encore plus de feu, le saisissant fortement par le gilet, et plein d'une joie intime.
Et, monsieur, ma fille! (Le lâchant.) Ce n’est pas l’argent qui fait l’homme.... ce n’est pas l’argent.... Que j’aie mangé des pommes de terre ou de la perdrix, rassasié est rassasié, et cet habit sera toujours bon, tant que le soleil du bon Dieu ne luira pas à travers ma manche.... Pour moi les guenilles.... Maisc’est h ma fillette que cette bénédiction doit échoir; tout ce que je pourrai deviner dans ses yeux, je veux qu’elle l’ait....
Ferdinand l'interrompt brusquement.
Silence, oh! silence....
miller, avec une chaleur toujours croissante.
Et je veux qu’elle apprenne le français à fond, et le menuet et le chant, et si bien qu’on en parle dans les gazettes; et je veux qu’elle porte un bonnet comme les filles de conseillers auliques et un kidebarri1, comme ils l’appellent, et je veux qu’on parle de la fille du musicien à quatre milles à la ronde.
Ferdinand lui saisit la main avec la plus effrayante émotion.
Rien de plus! rien de plus! Au nom du ciel, taisez-vous! Seulement aujourd’hui, taisez-vous! C’est la seule reconnaissance que je vous demande.