‹ Œuvres de Schiller Théâtre de Schiller. Tome premier. 2Chapitre 68 sur 372 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Une autre chambre dans le château.

le brigand MOOR en ire d‘un côté ; DANIEL , d’un autre. moor vivement.

Où est Mademoiselle ?

DANIEL

Gracieux seigneur, permettez à un pauvre homme de vous adresser une prière.

moor. *

Je te l’accorde , que veux-tu ?

Pas grand’chose et tout , si peu, et pourtant une si grande faveur.... laissez-moi vous baiser la main.

MOOR

C’est ce que je ne veux pas, bon vieillard! (Il l'embrasse.) Toi que je pourrais nommer mon père!

DANIEL

Votre main , votre main ! je vous en prie.

MOOR

Non, cela ne doit pas être.

DANIEL

Il le faut. (Il la saisit, la regarde rapidement et tombe à genoux devant lui.) Mon cher, mon excellent Charles!

moor , effrayé, se remet et dit froidement :

Ami, que dis- tu? je ne te comprends pas.

DANIEL

Oui, niez-le, dissimulez. Bien, bien! Vous êtes toujours mon excellent, mon délicieux jeune maître.... Dieu de bonté, que, dans ma vieillesse, j’aie encore eu la joie.... Sot étourdi que je suis de ne vous avoir pas tout de suite.... Ahl père céleste! vous

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