LA RENCONTRE
Je la vois encore.... Entourée de ses femmes, belle entretoutes, elle était là devant moi, elle brillait aux yeux comme un soleil. Je me tenais loin et n’osais approcher. J’étais saisi d’un frisson plein de charmes, à la vue de l'éclat répandu devant moi : tout à coup cependant, comme si des ailes m’eu.ssent porté, je ne sais quoi m’entraîna à toucher les cordes de ma lyre.
Qu’éprouvai-Je en ce moment et que chantai-je? Vainement mon esprit s’y reporte. J’avais trouvé en moi un nouvel organe qui exprimait le saint transport de mon cœur, (l’était mon àme qui, captive de longues années, soudain éclatait, rompant toutes ses chaînes, et trouvait dans ses profondeurs les plus intimes des accents inconnus et divins qui sommeillaient en elle.
Et quand déjà les cordes depuis longtemps s’étaient tues, que / mon Ame revenait enfin de son extase, alors je vis, dans ses , traits angéliques, l’amour aux prises avec la gracieuse pudeur, et je me crus transporté au plus haut des deux, lorsque j’entendis murmurer cette douce parole.... « Oh! là-haut seulement, dans les chœurs des esprits bienheureux, j’entendrai de nouveau ces accents mélodieux!
« Iæ cœur fidèle qui se consume sans espoir, qui , modeste et discret, jamais n’osa parler, je connais son prix, qu’il ignore lui même ; je veux venger la vraie noblesse de la rigueur de la