‹ Œuvres de Schiller. Tome 1, Poésies de SchillerChapitre 168 sur 311 · LORS DE SON MARIAGE AVEC LE DOCTEUR STÜRM · texte numérisé non relu

LORS DE SON MARIAGE AVEC LE DOCTEUR STÜRM

DE L* PART D'bNE TESURE MERE ET DE CINQ SŒPHS'.

Va, aimable fiancée, avec notre bénédiction, va snr les chemins fleuris d’ifymen. Nous avons vu d’un œil ravi la grâce de ton âme s’épanouir, tes jeunes attraits se former et fleurir pour le bonheur de l'amour. Ta belle destinée , tu l’as trouvée ; l’amitié cède sans regrets A l’aimable dieu qui t’a enchaînée ; il veut, il a tout ton cœur.

C’est A de chers devoirs, à de tendres soins, encore inconnus de ton jeune cœur, que t’appelle la couronne, sérieuse parure. liCS sentiments frivoles de l’enfance, les jeux éphémères de la libre jeunesse fuient et demeurent derrière loi. Le lien sérieux d'IIjmen enchaîne à jamais, tandis que l’amour voltige légir et folâtre; mais, pour un cœur qui sent noblement, ce lien n’est formé que de fleurs.

Et veux-tu savoir le secret qui conserve toujours verte et non rompue la couronne nuptiale? C’est la bonté pure du cœur, la fleur toujours fraîche de la grâce, de la grâce qui s’unit à l’aimable pudeur, et, semblable à la sereine image du soleil,

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