LES DIEUX DE LA GRÈGE
Quand vous gouverniez encore le bel univers, que vous meniez encore les races fortunées avec les rênes légères du plaisii-, êtres charmants du j«ys des fables!... ah! quand brillait encore votre culte délicieux, comme tout alors était tout autre!... quand on couronnait encore tes temples de guirlandes, Vénus d’Amathonte !
1. Livnd’or, c’est ainsi qu’on appelle, dans quelques républiques italiennes,
le registre où sont inscrites les familles nobles. (.Vole de l’auteur.)
2. Ce poème parut d’abord dans le Mercure allemand, en 1788, et provoqua mainte réponse et réfutation, soit en vers, soit en prose. Schiller, en republiant dans la suite cette fantaisie poétique, ces regrets tout païens de sa muse, plus chrétienne cependant qu’il ne paraissait le croire Ini-méme, en adoucit l’eipression par un certain nombre de retranchements et de morlifications.