HYMNE
I.es dieux sont bienheureux par l’amour!... par l'amour, les hommes sont égaux aux dieux! L’amour rend le ciel plus c»V leste.... il fait de la terre l’empire des deux.
Jadis, derrière le dos de Pyrrha, ainsi chantent tes poètes, le monde jaillit de fragments de rochers ; les hommes, de la pierre.
l.«urs cœurs étaient pierre et rocher, et leurs âmes ténèbres; jamais la flamme des torches célestes ne les embrasait.
Jamais encore les jeunes Amours n’encliainaient leurs Ames de doux liens de roses.... Jamais encore les tendres Muses ne faisaient palpiter leur sein par leurs cliants et l’harmonie des lyres.
Hélas! pas d’amants encore s’enlaçant de guirlandes! Les printemps s’enfuyaient tristes vers l’Élysée!
Nul ne saluait l’.Aurore montant du sein des mers; nul ne saluait le soleil plongeant au sein des mers.
1. Cet hymne, qui parut aussi d’abord dans l’AnfAoIoÿic, où il est plus long de plusieurs strophes, appartient, comme le montre un passage supprimé plus tard, à la période où furent composés les divers poéme.s adressés à Laure.