L’AMITIÉ
(Tiré des leltrft de Julet à Raphaël, roman encore inédit.)
Ami! celui qui gouverne les êtres se contente de peu!... Qu’ils ' rougissent ces penseurs, étroits pédants, qui cherchent, d’un esprit inquiet, des lois nombreuses et diverses!... L’empire des esprits et la masse agitée du monde des corps, le mouvement d’une seule roue les emporte vers leur but. Ici-bas, mon grand Newton l’a vue marcher.
Elle enseigne aux sphères, esclaves d’un même frein, à tracer autour du centre et du cœur de ce vaste univers les labyrinthes de leurs orbites; aux esprits, dans leurs systèmes qui s’embrassent, à tendre et alïluer vers le grand soleil des esprits, comme vers l’Océan s’écoulent les ruisseaux.
I. L’Aminé a paru d'abord dans t’AnlAotopie. Scbiller a publié dans la suite, non pas tout le roman que semble promettre ce titre, mais les premières lettres de Jules et de Raphaël (rayez les OKmret philosojAiqitet). La plupart des strophes de ce poème y sont citées. Le texte de ces citations ne diffère que par deux variantes (aux strophes six et neuf) de celui de l’Anthologie et du Recueil des poésies.