Anthologie
2. Célibre physicien prcslidigilatcur, qui parcourait alors rxllemajnie. Je no sais quel est au juste te tour ou l’expérience , d’électricité sans doute ou do magnétisme, auquel Schiller Tait ici allusion. I.a traduction littérale est : « Comme Philadelphia exige dos âmes de mille tissus de nerfs. •
LAUItE AU CLAVECIN.
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Alors, par respect, pour l’entendre, les souflles de l’air bruissent q^s douccnient. Rivées îi ton chant, les sphères attentives s'an^Wit, dans leur éternelle révolution, pour s’abreuver, à longs tiails, de plaisir. Enchanteresse! tu les subjugues par les sons, comme tu m’cnchaines par les regards.
D’émouvantes harmonies, des torrents de volupté ruissellent des cordes, comme s’envolent de leurs deux des séraphins nouveau-nés. Comme autrefois, s’élançanî des bras gigantesques du chaos, les soleils éveillés par la tempête de la création, jaillirent, étincelants, du sein de la nuit ; ainsi se préciiiite la magique puissance des sons;
Tantôt aimables et doux, comme le bruissement des ondes argentées sur les cailloux polis; tantôt majestueux et magniliqucs, comme le ton d’orgue du tonnerre; puis bondissant impétueux, comme roulent, ii grand bruit, du haut des rochers, les torrents écumeux; bientôt gracieux murmure, cares.sanl et léger, comme les vents qui soufflent amoureusement dans la forêt de trembles ;
Enlin plus graves et mélancoliques et sombres : on dirait le frémis.sement des ténèbres, au vide empire des morts, où des hurlements perdus se prolongent, où le Cocyte traîne scs flots de larmes.... Parle, jeune fille! je t’interroge, instruis-moi ; As-tu fait un pacte avec des esprits d’un ordre supérieur? Est-ce la langue, ne me trompe pas, qu’on parle dans l’Élysée'?
I. Dans VAnihologie, il y a deux strophes de plus, que Schiller a ensuite supprimfes, et dont voici la traduction :
( Loin de mes yeux le voile qui. les couvre! de mes oreilles les verrous qui les ferment I Jeune fille, ah! déjà je respire plus librement; le feu éllieré me piirifie-l-il? Des lourbilions m'emportent-ils là-haut?...
« Des soleils où résident des esprils inconnus m’apparaissent cl m’appellent par la voûte enlr'ouverlc des cieus.... Jo vois sur la tombe la pourpre de l'aurore. Arrière, moqueurs, avec votre esprit de cirons 1 Arriéicl il est un Dieul... »
POESIES UÉTACIIÉES.
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