LE FUGITIF
vaux, les bœufs; les voitures craquent et roulent dans la vallée gémissante. Les bois s’animent, et les aigles, les faucons, les vautours planent et balancent leurs ailes dans les rayons éblouissants.
Pour trouver la paix, où me tournerai-je, appuyé sur mon pauvre bâton? l.a terre riante, avec son air de jeunesse, n’est pour moi qu’un tombeau!
Monte, pourpre du matin, et rougis de tes baisers enflammés les bois et les champs ! Descends , pourpre du soir, et assoupis avec un doux murmure le monde où la vie s’éteint !
Aurore.... hélas! tu rougis un champ de morts; hélas! et toi, pourpre du soir, tu ne fais que bercer de ton doux murmure mon long sommeil.