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LES FLEURS

Enfants du soleil rajeuni, fleurs qui parez la campagne, la nature vous fit naître pour le plaisir et la joie; oui, la nature vous aima. Flore vous a faites belles, en brodant de lumière vos robes; belles, en vous ornant du divin éclat des couleurs. Aimables enfants du printemps, gémissez! elle vous a refusé l’âme, et vous habitez, vous-mêmes, dans la nuit.

Le rossignol et l’alouette vous chantent le sort bienheureux de

1. Celle piôco avait pour titre, dans VAnthnlnyie ; Meinfi Blumetiy « Mes fleurs.» Le poêle, en la republiant plus tard, y a fait de nombreux change* ments.

POÉSIES DÉTACHÉES

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l’amour; les sylphides badines se balancent coquettement sur votre sein. Ixi fille de Dioné n’a-t-elle jas arrondi la couronne de votre calice, le gonflant pour servir de chevet aux Amours? 'Fendres enfants du printemps, pleurez! elle vous a refusé l’amour, refusé ce sentiment bienheureux.

Mais suis-je banni, par l’arrêt d’une mère, loin des regards de Xanny, oh! alors, si mes mains vous cueillent pour lui être un tendre gage d’amour, alors, muets messagers des douces peines, ce contact vous donne soudain la vie, la parole, des Ames, des cœurs; et le pius puissant des dieux enferme dans vos feuilles silencieuses son auguste divinité.

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