‹ Œuvres de Schiller. Tome 1, Poésies de SchillerChapitre 230 sur 311 · U PESTE · texte numérisé non relu

U PESTE

FANTAISIE POÉTIOHE.

Elles célèbrent horriblement la puissance de Dieu, les pestes, les contagions dévastatrices, qui, avec l’affreuse confrérie des fléaux, se glissent par le val solitaire de la nuit sépulcrale.

Le cœur bat saisi d’effroi; les muscles roidis s’agitent convulsivement; la démence rît parmi les gémissements de l’angoisse; la douleur s’épanche en cadences hurlantes.

La rage se roule furieuse dans sa couche.... Une brume empoisonnée erre autour des villes dépeuplées. Ixs hommes, maigres, creux et pâles, fourmillent aux portes du sombre empire. La mort couve et pèse sur l’air étouffant; elle s’amasse des tré-

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