‹ Œuvres de Schiller. Tome 1, Poésies de SchillerChapitre 61 sur 311 · GUILLAUME TELL · texte numérisé non relu

GUILLAUME TELL

Quand des forces brutales se divisent pour se combattre , et qu’une aveugle fureur attise les flammes de la guerre; quand la voix de la justice se perd dans la lutte des partis déchaînés ; quand tous les vices s’affranchissent sans pudeur ; quand la licence impudente s’attaque aux choses saintes, et détache l’ancre

qui retient les Étals alors il n’y a pas de place pour les

chants joyeux.

Mais quand un peuple pieux, qui garde paisiblement ses troupeaux , se suffisant à lui-même et n’enviant pas le bien d’autrui , rejette le joug qu’il porte sans le mériter, et qu’alors, même dans sa colère, il respecte l’humanité, et se modère dans le bonheur, au sein de la victoire.... c’est là une gloire immortelle , digne des chants du poète , et telle est l’image que je puis aujourd’hui te montrer avec joie : lu la connais , car toute grandeur t’appartient.

1 . Ces deux stance^ accompagnaient l’exemplaire du drame de Guillaume Tell que l’auteur envoya à l'Electeur archichancelier, Charles-Théodore de Dall«rg. (.Voie de Vddilion allemande.) — Cette petite pièce, écrite en 1804, est, ...elon toute apparence, la dernière poésie lyrique de Schiller, Le Chaeeeur des Àlpet pourrait seul être d’une date plus récente.

THÉGLA.

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