‹ Œuvres de Schiller. Tome 1, Poésies de SchillerChapitre 80 sur 311 · I.ES SEXES · texte numérisé non relu

I.ES SEXES

fuir ceux qui éternellement sc cherchent. Mais déjà, toule-puissarite, tu es là : de la lutte ta plus fougueuse tu fais sortir la divine paix de l'iiarmonie. Un profond silence succède au tumulte de la chasse; la rumeur du jour bruyant expire, et les étoiles doucement descendent à l’horizon. Le roseau chuchote en soupirant; les ruisseaux glissent avec un doux murmure, et de sa chanson mélodieuse Philomète remplit le bocage. D’où viennent ces soupirs qui soulèvent le sein de la jeune fille? Jeune homme, pourquoi ces larmes qui remplissent tes yeux? Ah! elle cherche en vain un soutien à enlacer d’une étreinte caressante, et la grappe gonflée est courbée par son poids vers la terre. Aspirant toujours et sans repos, le jeune homme est consumé dans ses propres flammes; ah! nul souffle ne vient rafraîchir sa brûlante ardeur. .Mais, vois! ils se trouvent; Amour les rassemble, et le dieu ailé est suivi de la Victoire , ailée comme lui. Divin Amour, c’e.st toi qui réunis les fleurs de l’humanité! Éternellement séparées, elles sont pourtant, par toi, éternellement unies!

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