‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 106 sur 357 · SCÈNE U · texte numérisé non relu

SCÈNE U

Une l'Iace publique.

Arrivent FERDINAND et LOPEZ.

FERDINAND

Quoi! tu n’as pu uulle part avoir de ses nouvelles, ni rien apprendre sur le lieu de sa retraite?

LOPEZ

Rien, seigneur. Le bruit court partout qu’elle s’est enfuie de chez son père, ebque don Guzman la fait poursuivre. Mais quant à savoir où elle est allée et ce qu’elle est devenue, c’est ce que personne n’a pu me dire.

FERDINAND

Mille bombes! Imbécile que tu es! Elle ne peut être hors de Séville 1

LOPEZ

C’est ce que je me suis dit, seigneur: — Mille bombes, me suis-je dit, imbécile que tu es, elle ne peut être hors* de Séville. Les uns prétendent qu’elle s’est perdue par un excès d’amour; d’autres affirment qu’Antonio l’a enlevée.

C’est faux, coquin, personne ne dit cela.

LOPEZ

Alors, seigneur, il faut que j’aie mal entendu.

FERDINAND

Va-t’en, bélître, retourne au logis, et que je ne te revoie plus jusqu'à ce que tu m’apportes de ses nouvelles.

Lopei t'éloigne.

FERDINAND, Seul.

Oh! ma tendresse pour cette femme ingrate a jeté la perturbation dans toutes mes facultés.

Arrive ISAAC.

isaac, sans voir Ferdinand.

Je l'ai mise en lieu sûr, et il ne me reste plus qu’à trouver un prêtre qui nous marie... Maintenant, peu m'importe qu’Antonio épouse ou n’épouse pas Clara.

FERDINAND

Qu’est-ce? Que dites-vous de Clara?

ISAAC

C’est vous, Ferdinand ! mon futur beau-frère ! Je ne m’attendais certes pas à vous rencontrer.

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