I.A DUÈGNE
ISAAC
Oui, venez consacrer notre félicité.
FRÈRE PAUL
Quand l’heure du repentir sonnera pour vous, ne rejetez pas la faute sur moi.
antonio, à part.
Pour mon ami Isaac, l'avertissement n’est pas hors de saison. — ( Haut .) C’est bien, c’est bien, mon père; faites votre office; j’assume sur moi les conséquences.
ISAAC
Et moi, pareillement.
Ils vont pour s'éloigner.
Accourt LOl'lSA.
O Antonio 1 Ferdinand est sous le portail, qui nous demande.
ISAAC
Qui? don Ferdinand ? II ne me demande pas, moi, j’espère? antonio, à f.ouisa.
Ne craignez rien, mon amour ; je l’aurai bientôt apaisé.
isaac.
* Non, parbleu. Antonio, croyez-moi, sauvez-vous au plus vite. Ce Ferdinand est bien le coquin le plus intraitable! il vous a une épée d’une longueur ! — Sur mon âme, il vient dans l'intention de vous couper la gorge.
ANTONIO
Ne craignez rien, ne craignez rien.
ISAAC
Libre à vous de rester, si cela vous convient ; quant à moi, je vais chercher un autre prêtre pour me marier; car, par saint Jacques, ce gaillard-là ne me rejoindra pas tant que j’aurai une paire de talons à mon service.
Il se sauve à toutes jambes
Arrive FERDINAND. Louisa abaisse son voile.
FERDINAND
Grâces au ciel, seigneur, je vous trouve à la fin.
ANTONIO
Eh bien ! seigneur.
FERDINAND
Homme vil et perfide! Un trattre tel que toi pcut-il bien avoir le front de regarder en face l’homme qu'il a outragé!