I.YD1E
Allons, je ne te retiens pas. Adieu, ma chère julie! Je suis certaine que tu as hâte d’envoyer chez Faulkland. Par ici, — en traversant ma chambre, tu trouveras un autre escalier.
JULIE
Adieu.
Elle
LYDIE
Tiens, ma chère Lucie, cache ces livres. Vite, vite. Jette Pi ch le le pèlerin sous la console ; et Roderick l'aventurier dans le cabinet. Flace ï Adultère innocent dans les Devoirs de l'homme . Cache lord Aimworth sous le canapé; fourre Ovide sous le traversin ; et mets l'IIomme sensible dans ta poche. Maintenant, qu’ils viennent.
Enlrcnl MISTRISS BÉVUE et SIR ANTONY ABSOLU.
Vous voyez devant vous, sir Antony, la sotte fieffée qui veut absolument déshonorer sa famille, et se donner à un drôle sans un sou vaillant.
LYDIE
Madame, je pensais —
Vous pensiez, mademoiselle ! vous n’avez que faire de penser. 11 n'est pas bien qu’une jeune personne pense. Mais ce que nous venons vous demander, c’est de nous promettre d’oublier ce drôle, et de le léguer* de votre mémoire.
LYDIE
Ah ! madame ! notre mémoire est indépendante de notre volonté. Il n'est pas facile d'oublier.
Je soutiens le contraire, mademoiselle! il n'y a rien au monde de si facile que d'oublier, quand on veut bien s’en donner la peine. Assurément j’ai oublié votre pauvre cher oncle aussi complètement que s’il n’avait jamais existé; et j’ai cru de mon devoir d'en agir ainsi : permettez-moi de vous dire que ces mémoires opiniâtres ne conviennent pas à une jeune fille.
LYDIE
Quel crime, madame, ni je donc commis pour mériter d’être traitée ainsi? ,
1 De l'clagocr