‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 163 sur 357 · LARES SOURCE · texte numérisé non relu

LARES SOURCE

Maintenant, mon enfant, tu sauras que ton frère est un drôle.

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Fort bien !

LARESSOURCE.

Il m'a donné un billet de mille livres sterling pour lui avoir procuré cette bonne aubaine, et m'a promis une somme égale en argent comptant pour le jour de son mariage ; j'ai tout lieu de croire qu'il a l’intention de ne pas me payer cette dernière somme, et j’en ai la preuve dans le refus qu’il vient de faire tout-à-l'heurc de me donner un à-compte. Si donc tu veux être un généreux vaurien, et m’assurer cinq mille livres sterling, je te ferai épouser la demoiselle.

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Et comment vous y prendrez-vous?

LARESSOURCE.

Sans recourir à l’aide du diable, je t’en donne ma parole. Fersonne de la famille n'a encore vu la figure de ton frère; jusqu’ici, j'ai seule conduit toute l’affaire, et toutes ses lettres ont passé par mes mains ; mon parent, sir Ventru Lourdoff, — c'est le nom du père, —est instruit de l'arrivée de sa seigneurie en cette ville, et l’attend demain pour recevoir la main de sa fille ; mais je sais que le noble lord se propose de passer ici quelques jours, sans doute pour se remettre des fatigues de son voyage. 11 faut te rendre au château de Bourbeville à sa place : je te donnerai une lettre d'introduction, et si avant le coucher du soleil tu n’as pas épousé la jeune personne, tu mérites d’être pendu demain avant l’aurore.

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J'accepte; et quant à la récompense, —

LARESSOURCE.

Bien, bien, je suis certaine qu’en ce moment tu n’as pas un liard dans ta poche; -ÿon le voit sur ton visage.

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Je suis sans le sou, par Jupiter!

LARESSOURCE.

Tu as besoin, je le vois, de quelques avances. Allons, viens ce soir chez moi, la porte à côté, et je verrai ce que je puis faire ;

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