‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 182 sur 357 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Devant la maison de sir Ventru.

Arrivent LE JEUNE FASHION et LORY.

FASHION

Allons, — voilà notre héritage, Lory, si nous pouvons toutefois en prendre possession. — Ne trouves-tu pas que la résidence de notre famille ressemble beaucoup à l’arche de Noé?On dirait que la plus grande partie des bâtimens est destinée aui oiseaux de l’air et aux bôtes des champs.

LORY

Je vous en prie, monsieur, ne vous inquiétez pas de la distribution de cet édifice ; ayez seulement l’héritière, et qu’ensuite le diable emporte la maison !

FASHION

Au contraire; ayons la maison, et que le diable emporte l’héritière!— Mais viens, nous n’avons pas de temps à perdre. Frappe à la porte. ( Lory frappe deux ou trois coups.) Que diable ! est-ce qu’ils sont sourds, dans cette maison? — Frappe plus fort.

lory, continuant de frapper.

Je gage, monsieur, que c’est ici un château ensorcelé : nous allons voir tout-à-l'heure paraître le géant armé de sa massue, qui va nous briser la cervelle.

FASHION

Silence ! on vient.

un domestique, de l’intérieur.

Qui est là?

LORY

Ouvrez la porte, et voyez. — Vous êtes joliment polis, vous autres provinciaux!

LE DOMESTIQUE

Deux mots seulement sur ce chapitre. — Thomas, l’cspingole est-elle amorcée?

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