‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 193 sur 357 · ACTE IV , SCÈNE 1U · texte numérisé non relu

ACTE IV , SCÈNE 1U

BÉRINTHIA.

Elle joue aux cartes.

LOVELESS.

Avec qui? ,

BÉRINTHIA. *

Avec Townley.

LOVELESS. 4, ,

En ce cas, nous n’avons rien à craindre. * ^

BÉRINTHIA.

Vraiment? 11 y a des maris qui penseraient autrement s’il jouait aux cartes avec leur femme.

LOVELESS. '

Et ils auraient raison ; mais je suis sûr de la mienne. !

BÉRINÏHIA.

En vérité? et sans doute qu'elle place en vous une confiance égalé. Croyez-vous cependant que si elle venait, elle serait contente de vous trouver ici?

.J LOVELESS.

* Parbleu! vous avez raison. — De crainte qu’elle ne vienne, ne ferions-nous pas bien de passer dans la pièce voisine?

Quoi! sans lumière?

loï*les% ,

Avec ou sans lumière, comme il vous plaira. «

BÉRINTHIA. |R:

Certes, je vous trouve bien impudent. ^ *

LOVELESS. „

Allons, permettez que je vous conduise, mon ange.

BÉRINTHIA.

Doucement, doucement ; je vous assure que vous vous méprenez sur le compte de votre ange.

LOVELESS. w ..

J’espère que non ; car je jure par <œjUe main — ^

BÉRINTIlïiP

Allons, allons, laissez ma main, ou je vous détesterai. — Je vais appeler, sur ma parole.

LOVELESS.

Impossible ! vous n’aurez pas cette cruauté-là.

BÉRINTHIA. ~

Ah 1 quelqu’un vient. Partez sur-le-champ.

LOVELESS.

Me promettez-vous de revenir si je reste ici ?

BÉRINTHIA.

Il ne m’arrivera de ma vie de rester seule avec vous.

LOVELESS.

Iktyûs j'ai quelque chose de particulier à vous dire.

BÉRINTHIA.

Eh bien, avant que nous nous rendions chez sir Ventru, je ferai un toti? de promenade sur la pelouse ; si vous aimez le clair de luné, c’est là que vêtis me trouverez.

Sur ma foi, les voilà qui viennent. Je vous prends au mot.

LoTcless rentre dans le caliinct.

» BÉRINTHIA.

C’est Amanda, sur ma parole. J’espère qu’elle n’aura pas entendu sa voix ; je suis bien décidée cependant à ce qu’elle ait à soft tour sa part de jalousie. t

Entre AMANDA,

AMANDA

Bérinthia, pourquoi m’as-tu quittée?

ÉÉRINTHIA. •

fai pensé que ma présence vous gênait.

AMANDA

Depuis ton départ, Townley a essayé de renouveler ses importunités ; ij faut que je brise avec 1(8}— car je ne jfàis me décider à informer monsieur Loveless de sa conduite.

BÉRINTHIA.

Oh ! non, il faut absolument que monsieur Loveless l’ignore.

»? 1 Wt' AMANDA. s » A ‘

Je ne voudrais pas pour tout ail mondé qu’il en fût instruit. Tu m’obligerais, Bérinthia, de vouloir bien parler à Townley sur ce chapitre.

BÉRINTHIA.

Sur ma parole, ce serait pour moi un sujet fort agréable à raiter ; maia viens, retournons là-bas ; tu peux compter que je ne vous laisserai plus seuls, si je puis l’éviter.

> Elles sortent.

» „• LOVELESS sort du cabinet.

LOVELESS. •

Oh! oh 1 j’ai appris là de jolies choses! Townley fait la cour à ma femme, et l’on veut m’en faire un secret ! U faut que j’approfondisse ce mystère, — et, par le ciel, ai je trouve qu’ Amanda

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