‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 198 sur 357 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Un appariement chez sir Ventru LourüoiT.

Entrent M18S GEOUGETTE , LA NOURRICE et LE JEUNE FÀSU10N.

FASHION

Croyez-moi, l’empressement et la célérité qu’a mis le chapelain m'ont fait plaisir, et lui ont donné des droits à mon éternelle reconnaissance.

GEORGETTE

Et à la mienne aussi, je vous le promets.

LA NOURRICE

Je remercie humblcrtlent vos seigneuries ; puissent vos enfans pulluler autour de vous aussi nombreux que les abeilles dans la ruche !

Parbleu , très-volontiers. — Plus il y en a, mieux cela vaut, n'est-il pas vrai, nourrice î

Entre LO R Y.

lory, prenant le jeune Fashion <1 part.

Un mot, de grâce.

FASHION

Que diable! qu’as-tu donc?

LORY

Monsieur, votre fortune est à tout jamais ruinée si vous n’êtes pas marié... Votre frère vient d’arriver avec deux carrosses, six chevaux, vingt laquais et un habit tout cousu d’or. — Jugez de l’impression que cela va faire sur le cœur de votre prétendue. 3*

FASHION

Est-il à la maison ?

LORY

Non; on parlemente avec lui à la porte. Fort heureusement sir Ventru le prend pour un imposteur, et je lui ai dit que nous avions déjà eu vent de ce complot.

FASI1ION.

Très-bien. — (Se tournant vers miss Georgelte.) Ma chère, mon laquais vient de m’apprendre un incident désagréable; mais ne vous effrayez pas ; le coquin trouvera à qui parler. —

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