SCÈNE II
Un appariement chez sir Ventru LourüoiT.
Entrent M18S GEOUGETTE , LA NOURRICE et LE JEUNE FÀSU10N.
FASHION
Croyez-moi, l’empressement et la célérité qu’a mis le chapelain m'ont fait plaisir, et lui ont donné des droits à mon éternelle reconnaissance.
GEORGETTE
Et à la mienne aussi, je vous le promets.
LA NOURRICE
Je remercie humblcrtlent vos seigneuries ; puissent vos enfans pulluler autour de vous aussi nombreux que les abeilles dans la ruche !
Parbleu , très-volontiers. — Plus il y en a, mieux cela vaut, n'est-il pas vrai, nourrice î
Entre LO R Y.
lory, prenant le jeune Fashion <1 part.
Un mot, de grâce.
FASHION
Que diable! qu’as-tu donc?
LORY
Monsieur, votre fortune est à tout jamais ruinée si vous n’êtes pas marié... Votre frère vient d’arriver avec deux carrosses, six chevaux, vingt laquais et un habit tout cousu d’or. — Jugez de l’impression que cela va faire sur le cœur de votre prétendue. 3*
FASHION
Est-il à la maison ?
LORY
Non; on parlemente avec lui à la porte. Fort heureusement sir Ventru le prend pour un imposteur, et je lui ai dit que nous avions déjà eu vent de ce complot.
FASI1ION.
Très-bien. — (Se tournant vers miss Georgelte.) Ma chère, mon laquais vient de m’apprendre un incident désagréable; mais ne vous effrayez pas ; le coquin trouvera à qui parler. —