‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 208 sur 357 · ACTE I , SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE I , SCÈNE

combien gracieuse esf la science sous un tel vêtement! La nature de ses talens, le cachet de son esprit, attestent un cœur ardent épuré par la pensée, un penchant à la gatté, discipliné par la contemplation, un goût pour la plaisanterie , tempéré par la bonté, un mépris pour les choses frivoles, qu'elle s’ef!brc#de cacher, un effroi du talent, qu’elle avoue avec orgueil. — Silence, muse insensée, — termine ici tes chants, et reconnais l’impuissance de tes éloges les plus enthousiastes. Bien que tes faibles accens u’aient pu s’élever h la hauteur de son mérite, vois, tes louanges méritées ont répandu la conviction dans la cohorte envieuse, et jeté un voile de tristesse fatale dans l'empire de la médisance! Vois, toutes les sorcières, le front pâle, la langue paralysée, murmurent leur approbation de tout ce que ton dévouement a chanté; et reconnaissant la justesse des couleurs, la vérité^les traits, elles te proclament mon inspiratrice et mon mqdèle, — 6 Crewe!

Page 1