ACTE II , SCÈNE I. ?*J
voyé chez mon intime ami, sir Lucius Tête-Chaude. — Adieu, Jack; à ce suir; j'es|>èrc que tu boiras une douzaine de rasades à la petite Lydie.
Il sort.
LE CAPITAINE, Seul.
De tout mon cœur. — Maintenant, préparons-nous à recevoir une semonce paternelle. J’espère qu'il n’aura rien appris du motif qui in’a fait venir ici. La goutte aurait bien dû le retenir dans le Devonshire.
Entre SIR AN TONY.
le capitaine, continuant.
Mon père, je suis charmé de vous voir ici, et de vous trouver aussi bonne mine! — Votre arrivée inopinée à Bath m'avait donné de l’inquiétude pour votre santé.
sia ANTON y.
Beaucoup d'inquiétude, je n'en doute pas, Jack. — Eh bien, tu es donc ici en recrutement?
LE CAPITAINE
Oui, mon père, je suis ici pour mon service
sra ANTONY.
C’est bien, Jack ; je suis aise de te voir, quoique je ne m'attendisse pas à te trouver ici ; car j'allais t’écrire pour une petite affaire. — Jack, j’ai réfléchi que je commence à devenir vieux et infirme, et que, selon toutes les probabilités, je ne te serai pas loujr-temps à charge.
LE CAPITAINE
Pardonnez-moi, mon père, je ne vous ai jamais vu l’air plus robuste et mieux portant, et je prie le ciel de vous conserver long-temps dans cet état.
SIR ANTONY
Je souhaite de grand cœur que tes prières soient exaucées. Eh bien donc, Jack, j’ai réfléchi que je jouis d’une santé si robuste, que très-probablement j’aurai long-temps encore à t’importuner de ma présence. — Or, Jack, je ne me dissimule pas que le traitement de ton grade, et la pension que j'y ajoute, sont une bien pauvre pitance pour un jeune homme de ta trempe.
LE CAPITAINE
Mou père, vous êtes bien bon.
SIR ANTONY
Et je veux que de mon vivant mon fils fasse ligure dans le
monde. — J'ai donc résolu de te faire jouir dès aujourd'hui d'une fortune indépendante.