‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 216 sur 357 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

mcur; récitez-Iui quelques-uns de vos vers. Venez, je vous aiderai.

SIR BENJAMIN

Monsieur Surface, je n'ai pas eu l’intention de vous blesser ; mais je vous assure que votre frère est complètement ruiné.

VERJUS

Parbleu, aussi ruiné qu’on peut l’être. — II ne pourrait emprunter une guinée.

SIR BENJAMIX.

Et on prétend que tous ses effets mobiliers sont vendus.

VERJUS

J’ai vu quelqu’un qui a eu occasion d’aller chez lui. — II n’y reste absolument rien, sinon quelques bouteilles vides auxquelles on n’a pas fait attention, et les portraits de famille, qui, m’at-on dit, sont enchâssés dans la boiserie. —

SIR BENJAMIN

En outre, j’ai été fâché d’entendre tenir sur son compte des propos peu flatteurs.

VERJUS

Oh ! il est certain qu’il a fait bien des choses peu honorables.

SIR BENJAMIX.

Mais comme c’est votre frère, —

VERJUS

Nous vous conterons tout cela une autre fois.

Verjus et sir Benjamin sortent.

lady dàubkncour, riant.

Ha! ha! il leur en coûte d’abandonner un sujet avant de l’avoir épuisé.

JOSEPH SURFACE

Et je crois que leurs propos médisans ont déplu à mylady tout autant qu’à Maria.

LADY DAUBEXCOUR.

Je la soupçonne d’avoir engagé ses affections plus avant que nous ne l'imaginons. Mais la famille doit se trouver ici ce soir; vous ferez donc tout aussi bien de dîner où vous êtes; cela nous donnera l’occasion d'imprimer à nos observations une direction plus efficace; en attendant, je vais comploter de nouvelles malices, et vous repasserez votre rôle sentimental.

Ils

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