ACTE III, SCÈNE I
SIK PÉTRÜS.
Au contraire, c est vous; vous voilà déjà partie. Vous ne vous apercevez pas, ma chère àmc, qu’en ce moment môme vous faite* précisément ce qui ne manque jamais de me fâcher.
LADY Air, REMONT.
Eh bien ! mon cher, si vous voulez absolument vous fâcher sans raison —
SIR PÉTRüS.
Allons! voilà déjà que vous allez commencer à quereller
Non, du tout, croyez-moi; — mais si vous persistez à faire éclater votre mauvaise —
STR PÉTRÜS.
Nous y voilà! Qui de nous deux commence le premier?
LADY AIGREMONT
Mais c’est vous, assurément. Je n’ai rien dit, — mais vous avez un caractère insupportable.
SIR PÉTRÜS.
Non, non, madame ; c’est de votre caractère que vient tout le mal.
LADY AIGREMONT
Oui, vous êtes précisément ce que ma cousine Sophie avait prédit.
SIR PÉTRÜS.
Votre cousine Sophie est une impudente et une impertinente.
LADY AIGREMONT
Vous êtes un grossier personnage d’injurier ainsi ma parente.
SIR PÉTnüS.
Que tous les fléaux du mariage m’accablent à la fois, si jamais je songe à me rapatrier avec vous!
LADY AIGREMONT
Tant mieux pour moi.
• SIR PÉTRÜS.
Non, non, madame; il est évident que vous ne vous êtes jamais souciée de moi le moins du monde, et il fallait que je fusse fou pour vous épouser, vous, villageoise impertinente et coquette, qui aviez déjà refusé la moitié des honnêtes propriétaires du voisinage.