‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 255 sur 357 · ACTE Wr, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE Wr, SCÈNE III

JOSEPH SUIIFACE.

C’est précisément cela, madame.

LADY A1GREMONT.

Voilà, certes, la plus étrange doctrine et la plus singulière recette pour éviter la calomnie.

JOSEPH SURFACE

Elle est infaillible, croyez-moi. La prudence est comme l’expérience; elle veut être achetée.

LADY AIGREHONT.

Si jamais ma raison était convaincue, —

JOSEPH SURFACE

Oh! certainement, madame, il faut que votre raison soit convaincue. — A Dieu ne plaise que je veuille vous induire à fuire ce que votre raison n’aurait pas approuvé ! Je suis trop homme d’honneur pour cela.

LADY AIGREHONT.

Ne pensez-vous pas que nous pourrions tout aussi bien laisser l'honneur en dehors de la question ?

Elle se lève.

joseph surface , se levant.

Ah ! je vois qu’il vous reste encore des vestiges de votre éducation de province.

LADY AIGREMONT

Je le soupçonne; et je vous avouerai franchement que si ja- 4 mais je me résolvais à mal faire, ce seraient, après tout, les mauvais procédés de sir Pétrus, plutôt que votre honorable logique, qui m’y décideraient.

JOSEPH SURFACE

Eh bien ! par cette main qu’il ne mérite pas de —

Il lui prend la main.

Entre brusquement UN DOMESTIQUE.

joseph surface, continuant.

Au diable l'imbécile ! — Que me veux-tu ?

le domestique.

Je vous demande pardon, monsieur; mais j'ai pensé qu’il ne vous conviendrait pas que sir Pétrus entrât sans être annoncé.

JOSEPH surface.

Sir Pétrus ! — Diable !

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