‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 301 sur 357 · I.ADY COLLERETTE · texte numérisé non relu

I.ADY COLLERETTE

Quel dommage qu’on n’ait pas consulté sir Henry 1

SIR HENRY

C’est vrai comme Dieu est mon juge ; car le terrain est on ne peut plus favorable.

LADY POMPON

Vous êtes connaisseur et passé maître en ces matières, sir Henry ; il vous faut publier un traité sur la science militaire.

SIR HENRY

Fort bien, mais voyons si vous pourrez excuser ceci. Les tentes des officiers louchent à celles des simples soldats !■ Quel arrangement pitoyable! si j’avais été consulté, il y aurait eu le quartier de la canaille, et toute la partie occidentale' du camp aurait été consacrée à la noblesse et aux personnes de distinction.

LADY COLLERETTE

C’est très-juste. Je gage que vous auriez voulu des tentes pour la rouge et noire, et le quinze et quatorze.

LADY PANACHE

Sans nul doute, ainsi que des tentes pour soirées et des pavillons pour l’Opéra.

SIR HENRY

C’était là, parbleu, le seul moyen de rendre ce séjour supportable pendant huit jours ! Certes, le plus grand défaut dans un général, c’est l’absence de goût.

LADY POMPON

Sans nul doute; et le talent, la discipline, l'humanité, ne sauraient compenser ce défaut.

SIR HENRY

Nullement.

1 Allusion à la partie ouest de Londres [’xesi-eiul), qui est le quartier fasliioualde.

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