ACTE II, SCÈNE I. 4«t
DESLOGES
Pauvre demoiselle! je m’intéresse déjà vivement à elle. Je prévois d'avance la lutte douloureuse qui va s’établir entre son amour et son devoir, entre l'amour de son pays et sa passion pour dcn Férolo Wiskérandos!
POUF
Oh! vous verrez! c’est étonnant; son pauvre cœur est ballotté par deux passions contraires, de même que—
Parait LE SOUFFLEUR.
LK SOUFFLEUR
Monsieur, la scène est disposée, et tout est prêt pour commencer quand il vous plaira.
POUF
En ce cas, morbleu, ne perdons pas de temps.
LE SOUFFLEUR
Peut-être, monsieur, trouverez-vous la pièce un peu courte; car tous les acteurs ont usé de la permission que vous leur aviez si obligeamment donnée.
POUF
Quoi donc ! qu’est-ce t
LE SOUFFLEUR
Vous savez, monsieur, que vous leur avez permis de supprimer tout ce qui leur semblerait inutile ou étranger à l'action; et je dois vous avouer qu’ils ont usé largement de la permission.
POUF
Fort bien! fort bienl ils sont en général d’excellens juges. Je sais que je pèche par excès d’abondance. Maintenant, monsieur Hopkins, quand il vous plaira.
le souffleur, à l'orchestre.
Messieurs, veuillez nous jouer quelque air seulement pour — , pouf.
Oui, oui, vous avez raison. Puisque nous avons les décorations et les costumes, ayons aussi l’orchestre, afin que ce soit comme à la première représentation ; seulement, vous supprimerez les entr’actes.
Le souffleur sort, l'orchestre se fait entendre.
pouf, continuant.
Allons, messieurs, écartez-vous un peu. Dans ce moment on entendra crier dans le parterre : Assis! assis! chapeau bas! silence ! Levez maintenant le rideau , et voyons ce que nos décorateurs nous ont bâclé.