‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 327 sur 357 · SCÈNE U · texte numérisé non relu

SCÈNE U

U ride*» « 1ère ; on .perçoit le fort de Tilbury et deux mdUmUm endormie*.

DESLOGES

Le fort de Tilbury, c’est superbe!

POUF

Maintenant, par quoi croyez-vous que je débute?

mordant.

Ma foi, je ne saurais deviner.

touf.

Par le bruit de l’horloge. Écoutez! (On entend sonner quatre heures.) Je débute par le son d’une horloge ; je commande par la l’attention démon auditoire, et en même temps, j’indique! heure précise où la scène s’ouvre, qui est quatre heures du matin. Le moyen si simple m’épargne à moi une trentaine de vers sur (l’aurore et l’astre dujour, et au décorateur, les frais de couleur 'd'un soleil levant.

DESLOGES

Mais dites-moi : est-ce que ces sentinelles-là dorment? pour.

Comme des watchmen.

La chose est surprenante, à une époque aussi critique.

pouf.

Surprenante, sans doute ! Mais de pareilles minuties doivent être sacrifiées à l’effet d’une imposante scène d’ouverture. L est la règle. Le fait est que dans ce même moment, deux hommes d’état de la première volée se dirigent vers ce lieu pour commencer la pièce; or, commeilest probable qu’ils se garderaient bien d ouvrir la bouche, s’ils voyaient ces marauds les observer; il ne me resuit donc que l’alternative, ou de les renvoyer, ou de les endormir.

MORDANT

Oh! voilà une explication claire et satisfaisante. Mais, ditesmoi, qui sont ces hommes qui s avancent ?

POUF

Sir Walter Raleigh et sir Christophe Hatton. Vous reconnaîtrez sir Christophe à la manière dont il marche la pointe du pied en dehors. C’était, comme vous savez, un danseur fameux en son temps.' J’aime à conserver à mes personnages tous les

accessoires qui les caractérisent. Attention maintenant

Deslogei cl Mordint prennent place.

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