SCÈNE U
U ride*» « 1ère ; on .perçoit le fort de Tilbury et deux mdUmUm endormie*.
DESLOGES
Le fort de Tilbury, c’est superbe!
POUF
Maintenant, par quoi croyez-vous que je débute?
mordant.
Ma foi, je ne saurais deviner.
touf.
Par le bruit de l’horloge. Écoutez! (On entend sonner quatre heures.) Je débute par le son d’une horloge ; je commande par la l’attention démon auditoire, et en même temps, j’indique! heure précise où la scène s’ouvre, qui est quatre heures du matin. Le moyen si simple m’épargne à moi une trentaine de vers sur (l’aurore et l’astre dujour, et au décorateur, les frais de couleur 'd'un soleil levant.
DESLOGES
Mais dites-moi : est-ce que ces sentinelles-là dorment? pour.
Comme des watchmen.
La chose est surprenante, à une époque aussi critique.
pouf.
Surprenante, sans doute ! Mais de pareilles minuties doivent être sacrifiées à l’effet d’une imposante scène d’ouverture. L est la règle. Le fait est que dans ce même moment, deux hommes d’état de la première volée se dirigent vers ce lieu pour commencer la pièce; or, commeilest probable qu’ils se garderaient bien d ouvrir la bouche, s’ils voyaient ces marauds les observer; il ne me resuit donc que l’alternative, ou de les renvoyer, ou de les endormir.
MORDANT
Oh! voilà une explication claire et satisfaisante. Mais, ditesmoi, qui sont ces hommes qui s avancent ?
POUF
Sir Walter Raleigh et sir Christophe Hatton. Vous reconnaîtrez sir Christophe à la manière dont il marche la pointe du pied en dehors. C’était, comme vous savez, un danseur fameux en son temps.' J’aime à conserver à mes personnages tous les
accessoires qui les caractérisent. Attention maintenant
Deslogei cl Mordint prennent place.