ACTE III , SCÈNE I
MORDANT
Je n’ai de ma vie vu rien de pareil.
POUF
Vous avez remarqué sans doute le désordre des vers et la multiplicité des césures ?
C’est là ce qui d’abord m’a fait penser qu’elle n’avait pas le sens commun.
MORDANT
Et que devient, je vous prie, la pauvre demoiselle T
POUF
Elle est allée se jeter à la mer, comme de raison ; et cela nous conduit, par une transition naturelle, sur le lieu de la scène de ma catastrophe, je veux dire mon combat naval.
MORDANT
Comment I c'est par là que vous terminez !
POUF
Oui, oui ; vous savez que ma pièce a pour titre l’^mada •*pagnole; sans cela, parbleu, je n’aurais que faire d'une bataille. Voyons maintenant ma magnificence 1 — ma bataille 1 — mon tintamarre! — la marche de mon cortège! — Etes-vous prêts?
LE SOUFFLEUR
Oui, monsieur.
POUF
La Tamise est-elle prête T
Entrent LA TAMISE et SA SUITE.