‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 353 sur 357 · LA T/.MISE · texte numérisé non relu

LA T/.MISE

Me voici, monsieur.

POUF

Fort bien 1 — J’espère, messieurs, que voilà un fleuve joliment conditionné! — Peut-être est-ce mêler un peu l’opéra à la tragédie; — c'est une idée nouvelle, — et qui me sert merveilleusement; car, comme il me faut absolument une marche de cortège, je suppose que la Tamise et tous ses affluens offrent à la Grande- Bretagne une fête en l’honneur de la victoire.

MORDANT

Dites-moi, je vous prie, qui sont ces dames vêtues de vert qui accompagnent la Tamise?

POUF

Ce sont ses rives!

MOaiMMT.

Ses rives?

• pour.

Oui; l'une a pour couronne des aulnes, l’autre une maison de plaisance! — Vous comprenez l’allusion ? — Mais, quediablel vos deux rives sont du même côté. — Venez par ici, mademoiselle. — Tamise, ayez toujours soin de vous tenir entre vos deux rives. (La cloche tonne.) Maintenant, voilà! — Nous y sommes. — Écartez-vous un peu, mes amis! — Tamise, allez-vous-en.

La Tamil* tort entre se» rire».

Fanfare de tambour* et de trompettes, mêlée aux délonaliona de l'artillerie. — La icéne change. Le combat l'engage entre le* deux flotte*. La musique joue l'air : < Frappez , Breton», et frappe* fort. ( Brtfons, itrike home ). » La flotte espagnole e*t incendiée par de* brftlot*. — La flotte anglaise t'avance. — La musique joue l'air : «O Bretagne 1 régne i jamai* ( Ru U Britannia) .» — Procession de tou* les fleuve* anglais et de leurs tributaires, avec leurs emblèmes, etc., sur un air de Handel : La musique sur Ut eaux; terminé par un choeur sur l'air de la marche de Judas Hacbabéc. — Pendant cette scène. Pouf dirige tout et ne cesse d'applaudir.

POUF

Allons, voilà qui n'est pas mal; mais ce n’est pas encore parfait. — Aussi, messieurs et dames, si vous le permettez, nous répéterons encore la pièce demain.

Le rideau tombe.

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