ACTE IV, SCÈNE I
bat. Si vous m'en croyez, vous terminerez l'affaire ce soir; de cette manière, au pis aller, vous êtes sûr de n’y plus penser demain.
DELACRE.
C’est très-vrai. , •
SIR LUCIUS
Ainsi, je n'aurai plus de vos nouvelles jusqu’à ce soir, à moins que vous ne m’écriviez. — J’aurais sollicité l’honneur de porter votre message, mais, je vous le dis en confidence, il est probable que je vais moi-même avoir sur les bras une aiTaire de la même nature. 11 y a ici un capitaine qui aime à rire ; il m'a dernièrement plaisanté aux dépens de mon pays, et il me tarde de le rencontrer pour l'appeler sur le terrain.
DELACRE.
.Par ma valeur, je serais bien aise de vous yoir battre le premier 1 Vive Dieu, je voudrais vous voir tuer ce gaillard-là, ne fût-ce que pour prendre une leçon 1
SIR LUCIUS
Je serai fier de vous instruire. En voilà assez pour le moment. Mais quand vous rencontrerez votre antagoniste, souvenez-vous de faire les choses d’une manière courtoise et agréable. Que votre courage ait tout à la fois le tranchant et le poli de votre épée.
Ils soi lent.