‹ Œuvres de Shéridan traduitesChapitre 60 sur 357 · ACTE V, SCÈ-NE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈ-NE II

DAVID

Oh I soyex tranquilles. Ce qu’il y a de bon, c’est que la détonnation des pistolets nous guidera.

LES TROIS DAMES d la fois.

Des pistolets ! Oh 1 courons.

Elle* sortent.

L’esplanade du sud.

Arrive LE CAPITAINE ABSOLU, cachant une épée sous son manteau.

LE CAPITAINE

La vue d'une épée dans les rues de Bath y causerait une alarme aussi chaude que la présence d’un chien enragé. Comme ceFaulkiand est insupportable! jamais exact! je me verrai à la fin obligé de partir sans lui. — Miséricorde, j’aperçois sir Antony ! — Comment lui échapper î

Il cache sa ligure dans son manteau et fait un détour pour s'esipiiTcr.

. , x Arrive SIR ANTONY.

» -î «*. ' SIR ANTONY.

Comme les yeux nous trompent même à une courte distance ! si je ne voyais qu’il ne me reconnaît pas, je jurerais que c’est Jack! — Hé mais! — vive Dieul c’est lui. Eh quoi, Jack, — de quoi donc as-tu peur? parle donc! — Je ne me trompe pas. (Il s'avance vers lui.) C’est toi, Jack — Jack Absolu.

le capitaine, déguisant sa voix.

En vérité, monsieur^ je suis moins avancé que vous ; je ne me souviens pas d’avoir jamais eu l’honneur— Je me nomme Saunderson, prêt à vous servir.

SIR ANTONY

Monsieur, je vous demande pardon, — je vous prenais — mais que diantre... (Il le regarde en face.) C’est, — un moment!— ha! lia! — Votre humble serviteur, monsieur Saunderson ! — Quel est le nouveau tour que vous tramer, monsieur le drôle? «

le capitaine.

Oh ! pure plaisanterie, mon père, pure plaisanterie ! — Je vous cherchais, mon père. —

SIR ANTONY

Vraiment ! je suis charmé du hasard qui nous a fait rencontrer; mais pourquoi te cacher ainsi la figure? quel est ton ipo-» lif? hein?

LLS RIVAUX.

LE CAPITAINE

11 fait froid, mon pcre; ne trouvez-vous pas? — L’air est vif et piijuant; mais je crains d’arriver trop tard, — j’ai un engagement particulier.

SIR ANTONY. -

Reste. Comment donc, mais je pensais que tu me cherchais? Dis-inoi, Jack, où vas-tu ?

LE CAPITAINE

Où je vais, mon père?

SIR ANTONY

Oui, — où vas-tu?

LE CAPITAINE

Où je vais? •

SIR ANTONY

Oui, drùle? —

Je vais, mon père, — trouver — trouver— Lydie — pour essayer de me rapatrier avec elle; — et je vous cherchais, pour — pour —

SIR ANTONY

Pour t’accompagner sans doute. Allons, viens.

LE CAPITAINE

Oh! diantre! non, mon père, gardez-vous-en bien! Je vous cherchais, pour — pour — Ne trouvez-vous pas qu’il fait froid î — 11 n’est pas bon pour vous de rester dehors.

SIR ANTONY

Froid! pas le moins du monde. Allons, Jack, — et que compi tes-tu dire à Lydie?

LE CAPITAINE

Oh ! lui demander pardon , me soumettre à toutes ses volontés, — prodiguer les promesses et les sermens ; mais je vous retiens, mon père; considérez l’effet du froid sur votre goutte.

SIR ANTONY

Oh! pas du tout! pas du tout! rien ne me presse. Ah! Jack, vous autres jeunes gens, une fois que vous êtes blessés ici — {// pose sa main sur la poitrine du capitaine .) Hé! hé! que diable as-tu donc là? ,

LE CAPITAINE

Rien, mon père, rien.

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