‹ Œuvres de Spinoza (volume 2)Chapitre 99 sur 126 · DU DROIT NATUREL · texte numérisé non relu

DU DROIT NATUREL

L Dans notre Traité théologico-pglitiqm AOU^ avou? défini le droit naturel et ciyil ' , et dap^ noirp Éthique noiji^B avons expliqué ce que c'est que péché , mérite, justice, injustice*, et enfin en quoi cojjisiste J.a UJ^ert^ humaine»; mais, pour que le lecjeujp »'ait p,a$ Jia peinte d'aÛer chercher ailleurs des principes qui sç rappojjent essentiellement au sujet du présent ouvr.^e, je vais les développ.eip une seconde fois et en doiiner la .démonstration régulière.

2. Toutes les choses de la nature peuy.ent,ê.tre également conçues d'une façon adéquate, soit qu'elle^ estent, soit qu'elles n'existent pas. De inéme donc que Je principe en vertu duquel elles commenceni d'e;xister ne peut se conclure de leur définition , il en faut 4ire ai;it?ijijt du principe qui les fait persévérer dans J'exiçtence. En effet, leur essence idéale, après qu'elles ont commencé d'exister, est la même qu'auparavant; par conséquent , le principe qui les faiit persévérer dans l'existence ne résulte pas plus de leur essence que le principe qui les fait commencer d'exister; et la même puissance dont elles ont besoin pour commencer d'être , elles en ont besoin pour persévérer dans l'être. D'où il suit que la puissance qui fait être les choses de la nature, et par conséquent celle qui les fait agir, ne peut être autre que l'éternelle puissance de Dieu. Supposez, en effet, que ce fût une autre puissance 9 une puissance créée , elle ne pourrait se conserver elle-même, ni par conséquent conserver les

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