Zur Genesis (1er Lelire Spinoza" s, p
4. Sur ce point voir également Freudenthal, Spinoza und die Sckolaslik, p. 102.
tirer un assez grand profit de l'étude de cet ouvrage, La publication se fît, comme on Ta vu plus haut, par les soins de Louis Meyer, dont la préface, évidemment écrite après entente avec Fauteur, contient elle-même des indications précieuses. Spinoza tenait à avertir le public, auquel il s'adressait pour la première fois, que la doctrine exposée dans son ouvrage n'était pas la sienne. Certaines choses à la vérité, dit Meyer, ne sont pas de D escartes, mais de Spinoza, toutes sont en conformité avec les principes posés par Descartes'. L'auteur en croit vraies quelques-unes, mais il en rejette beaucoup. Cette déclaration faite, Louis Meyer indique à titre d'exemple la théorie de la volonté libre, distincte de l'entendement, théorie qui se rattache à celle de l'existence de l'âme comme substance pensante.
L'ouvrage ainsi présenté au public parut en 1663 chez Rieuwertsz précédé d'une poésie en vers latins élégiaques^, œuvre selon van Yloten et Land d'un certain
1. Cette déclaration s'applique expressément aux Pensées Mélaphysiqiies aussi bien qu'aux Principes; cela seul suffit à infirmer le thèse de Kuno Fischer (Voir ci-dessus, p, 283, note) à moins d'admettre que Spinoza et L. Meyer ont fait une déclaration fausse. Le cartésianisme est entendu dans un sens que Descartes n'eût pas toujours avoué; certaines rectifications ou améliorations y sont apportées qui, ainsi qu'on a pu le voir plus haut, sont grosses de conséquences non cartésiennes mais spinozistes. Je ne crois cependant pas qu'on puisse accuser Spinoza d'être un interprête infidèle.