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PREMIÈRE PARTIE

à Dieu, c'est-à-dire à un être puissant et bon au suprême degré, mais au contraire on devra le dire suprêmement véridique et nullement trompeur.

Voir Réponse aux Deuxièmes Objections n° 4.

PROPOSITION XIV

Totct ce que nous percevons clairement et distinctement est vrai.

Démonstration

La faculté de discerner le vrai d'avec le faux qui est en nous (comme chacun le découvre en lui-même et comme on peut le voir dans tout ce qui a été déjà démontré) a été créée par Dieu et est continûment conservée par lui [par la Proposition 12 et ses Corollaires) ; c'est-à-dire [par la Proposition précédente) par un être véridique au plus haut point et nullement trompeur ; et il ne nous a donné aucun pouvoir (comme chacun le découvre en soi-même) de nous abstenir de croire ces choses que nous concevons clairement ou de leur refuser notre assentiment. Donc, si nous étions trompés à leur sujet, nous serions entièrement trompés

connue : Je suis, ainsi que je l'ai indiqué dans la Proposition 4, Scholie. Enfin, je n'ai pas mis les définitions de la crainte et de la malice au nombre des définitions, parce que personne ne les ignore et que j'en avais besoin seulement pour cette unique Proposition.

par Dieu et il serait trompeur, ce qui {par la Proposition precëdenle) est absurde. Tout ce donc que nous percevons clairement et distinctement est vrai.

SCOLIE

Comme ces choses, auxquelles nous donnons nécessairement notre assentiment parce que nous les percevons clairement et distinctement, sont vraies nécessairement ; et que nous avons (comme chacun le découvre en soi-même) la faculté de refuser notre assentiment à celles qui sont obscures et douteuses, c'est-à-dire, ne sont pas déduites des principes les plus certains, il suit de là clairement que nous pouvons toujours prendre garde à ne pas tomber dans l'erreur et à ne jamais nous tromper (ce qui se connaîtra encore plus clairement par ce qui viendra ci-après); pourvu que nous prenions sérieusement en nous-mêmes la décision de ne rien affirmer que nous ne percevions clairement et distinctement, c'est-à-dire, qui ne soit déduit de principes clairs et certains.

PROPOSITION XV

L'erreur n'est pas quelque chose de positif.

Démonstration

Si Terreur était quelque chose de positif elle aurait Dieu seul pour cause, et devrait être continûment créée par lui {par la Proposition 12). Or, cela est absurde {par la Proposition 13). Donc l'erreur n'est pas quelque chose de positif.

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