‹ Œuvres de SpinozaChapitre 148 sur 204 · I. Le néant n'a pas de propriétés · texte numérisé non relu

I. Le néant n'a pas de propriétés

II. Rien de ce qui peut être enlevé d'une chose sans porter atteinte à son intégrité ne constitue son essence; mais ce qui, s'il est enlevé, supprime la chose, constitue son essence.

DEVXIÈME PARTIE 361

III. Sur la dureté le sens ne nous apprend rien et nous n'en pouvons rien connaître clairement et distinctement, sinon que les parties des corps durs résistent au mouvement de nos mains.

IV. Si deux corps se rapprochent ou s'éloignent l'un de l'autre, ils n'occuperont pas pour cela un espace plus grand ou plus petit.

V. Une partie de la matière, soit qu'elle cède, soit qu'elle résiste, ne perd pas pour cela la nature d'un corps.

VI. Le mouvement, le repos, la figure et autres choses semblables ne peuvent être conçus sans l'étendue.

VII. En sus des qualités sensibles, il ne reste rien, dans un corps, que l'étendue et ses affections énumérées dans la première partie des Principes.

VIII. Un même espace, ou une étendue quelconque, ne peut être plus grand une fois qu'une autre.

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