‹ Œuvres de SpinozaChapitre 7 sur 204 · Zeitschrift filr l*hHosophie. Bd. 4o, p · texte numérisé non relu

Zeitschrift filr l*hHosophie. Bd. 4o, p

par Boehmer dans son Colerus étaient de l'écriture de Moiinikholï, un médecin ayant vécu à Amsterdam au xviii'' siècle et grand admirateur de Deurhoff ', dont il avait eu les papiers entre les mains et dont il avait transcrit toutes les œuvres.

Peu de temps après la publication de Boehmer un nouveau manuscrit, contenant, celui-là, le texte même de l'ouvrage dont il n'avait connu que le sommaire, fut retrouvé par le libraire Fr. Muller, et cette découverte fut suivie, en 1861, de celle d'un second manuscrit, assez différent du premier, qui se trouvait entre les mains du poêle hollandais A. Bogaers. L'un et l'autre sont présentement à la Bibliothèque royale de La Haye; le premier trouvé, qui est le moins ancien des deux, est désigné par la lettre B, l'autre, provenant de Bogaers, parla lettre A.

La première édition de l'ouvrage eut lieu en 1862, par les soins de van Vloten ^ qui joignit au texte hollandais une traduction latine. Van Vloten avait

1. Deurhoff, qui a vécu de 1650 à 1717, était un Cartésien, inclinant de nature au mysticisme et quelque peu teinté de spinozisme. Voir, à son sujet, van derLinde : Spinoza, seine Lehieund deren ersle Nachwirkungen in Rolland (Gottingen, 1862). Dans une note de son édition allemande du Court T rai lé, Siç^wart nous apprend que van der Linde, après une lecture des écrits de Deurholl", déclare « que tout en ayant eu contact avec le spinozisme, il était resté cartésien » {Benedicti de Spinoza's Kurzer Tractât, p. xvin). — Sur MonnikhotT lui-iîiême, on peut consulter Wintgens, Joh. Motinilcho/f, acad. proefsckrijt (Leyde, 1879).

2. Ad Benedicti de Spinoza Opéra quae supersunl omnia Supplementum (Amsterdam, 1862). Ce supplément aux œuvres de Spinoza contient, outre le Court Traité, ie Traité de l'arc-en-ciel, écrit par Spinoza et resté inédit, et quelques lettres trouvées à l'orphelinat, dit de YOranfje, à Amsterdam. Cet orphelinat est une fondation due aux collégianfs du xvu" siècle.

imprimé en général le texte donné par B, tout en faisantquelques emprunts à A.

Plus tard, en 1869, Schaarschmidt donna une édition qui est la reproduction à peu près littérale du manuscrit A' et, quelque temps après, Sigwart publia une traduction allemande ^, avec d'importants prolégomènes et de nombreux éclaircissements, pour la confection de laquelle il s'est servi des deux textes, coUationnés avec soin par van der Linde. Cette traduction, très fidèle et rendue relativement aisée par la ressemblance des deux idiomes allemand et hollandais, est, en somme, la première édition que l'on puisse appeler critique du Court Traité, celle de van Vloten ne l'étant guère et celle de Schaarschmidt n'étant que la reproduction d'un manuscrit fautif. La traduction française de M. P. Janet', a été faite surtout d'après l'édition Sigwart. Depuis, les deux textes A et B ont été presque intégralement reproduits dans l'édition complète des Œuvres de Spinoza publiée par van Vloten et Land '. Il faut noter enfin la traduction allemande d'Auerbach^, faite d'après le texte de Schaarschmidt, et l'édition récente en hollandais moderne donnée par \V. Meijer ^.

Cette dernière est fort intéressante en ce qu'elle est une tentative d'interprétation accompagnée d'une substantielle introduction et d'éclaicissements. Elle contient,

i. B. de Spinoza, Koj'te Verhandeling van God, de Mensch en deszelfs Welstand. Ad antiquissimi codicis fidem edidit et praefatus est Car. Sthaarschmidt (Amsterdam, 1869).

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