DEUXIÈME PARTIE
de Tesprit" par laquelle nous afiirmons ou nions quelque chose d'une chose sans avoir égard au bien ni au mal; le Désir, par contre, est une forme qui a pour objet dans l'àme la poursuite ou Taccomplissement d'une chose en ayant égard au bien et au mal qu'on voit en elle. De sorte que le Désir est aussi en nous après que nous avons affirmé ou nié quelque chose d'une chose, savoir : après que nous avons éprouvé ou affirmé qu'une chose est bonne, — en quoi, selon leur dire, consiste la Volonté, — alors seulement vient le désir ou l'inclination à poursuivre cette chose*. Ainsi, selon leur propre langage, la Volonté peut bien exister sans le Désir, mais non le Désir sans la Volonté qui doit l'avoir précédé.
(9) Toutes les actions dont nous avons parlé ci-dessus, attendu qu'elles sont accomplies pour cette raison qu'une chose paraît bonne, ou évitées pour cette raison qu'elle paraît mauvaise, ne peuvent être comprises que dans les inclinations qu'on nomme désirs, et non autrement que d'une façon tout à fait impropre sous la donomination de Volonté.
» Verstand dans le texte ; il paraît difficile de traduire par entendement.
* Je suis dans ce passage la leçon donnée par van Vloten et Land dans le texte, c'est-à-dire celle du manuscrit A. Celle «lu manuscrit B, assez différente, ne me parait pas s'accorder avec ce qui procède. Toutefois, j'ai di'i, pour la clarté, me permettre une légèie rectilication.