I. iO
174 COURT THAITÉ
dire seulement et cela parce que la Raison n'est pas, elle, venue en nous du dehors ; mais non du tout de celles que nous avons par expérience.
(3) Car le pouvoir que nous donne la chose ellemême est toujours plus grand que celui que nous tirons des conséquences d'une autre chose, distinction déjà observée pour nous quand nous parlions du raisonnement et de la connaissance claire (p. 101), ayant donné comme exemple la règle de trois. Car nous acquérons plus de pouvoir par la connaissance de la proportion * elle-même que par la connaissance de la règle de la proportionnalité. Et c'est pourquoi aussi nous avons dit si souvent qu'un amour est détruit par un autre qui est plus grand ; par quoi nous ne voulions nullement entendre le désir, lequel naît | B : non de la connaissance claire, comme l'Amour maisl du raisonnement.
chose déplus puissant; el de telle sorte sera la jouissance de, et l'union immédiate avec, quelque chose dont la connaissance et la jouissance valent mieux ; en pareil cas la victoire est toujours nécessaire. Ou encore elle se produit par Texpérience faite d'un mal reconnu plus grand que le hien dont on a joui et venant immédiatement après lui. Que cependant ce mal** ne suit pas toujours nécessairement, c'est ce que nous enseigne l'expérience, car, etc.. (Voir ci-dessus).
* Les manuscrit? donnent ici règle.
*' On serait assez tenté de remplacer ici le mot mal par victoire.