DIMANCHE DANS L OCTAVE
t.hoix ûu par état, mais par nature. Tous les êtres, par leur essence et par leur puissance obédientielle(l}, sont soumis à ses lois; car c'est lui qui les a laits, c'est lui qui les soutient, c'est lui qui les dirige.
Il y a des maîtres qui ne le sont que par la volonté de leurs serviteurs : Dieu est Maître de tout par nature. Telle est la liaison de ce chant de lEglise : «< Vous êtes Tunique Maître (2); » et de ces autres paroles de l'Ecriture : « Je suis le Seigneur Dieu, voilà mon « nom pour l'éternité '3). » Par conséquent ce souverain Seigneur de toutes choses, à qui sont soumises lespuissances angéliques. etc., ce Souverain Seigneur ne diffère en rien deTesclave. Il nait comme un esclave, il est circoncis comme un esclave, il est racheté dans le temple comme un esclave, il est soumis à ses parents comme un esclave, il fuit en Egypte la puissance d'un roi comme un esclave, il est méprisé comme un esclave, il est mis à mort comme UD esclave, partout et toujours il est traité comme un esclave, lui le Maître de toutes choses. Il s'est en tout « assimilé à ses n frères '4) » nous dit l'Apôtre ; il s'est fait en tout semblable à nous : en un mot, quoique Fils de Dieu, « il ne diffère en rien de » l'esclave 5 . »
Considère, ô homme, la variété qui règne dans ce monde, tant d'espèces dans les êtres, tant de différences dans les créatures ; considère ces choses et vois quelle est la puissance de ce Maître à qui tout obéit. Quel vaste palais ! quelle variété de richesses! c< 0 Israël, qu'elle est grande, la maison de Dieu, et qu'ils » sont vastes les lieux qu'il possède! Il est grand, il n'a point de »> fm ; il est élevé, immense 6. >• Vois comme ils sont innombrables, les êtres qui frappent tes regards, el il n'y en a aucun qui n'ait sa raison d'être, aucun qui n'ait sa fin, aucun qui n'ait sa subordination ; car le monde n'a pas été fait par hasard, il a été
(0 Od appelle en théologie puissance obélientieUe, l'aptitude âonoéc aax êtres de recevoir, lorsque Dieu le juge co^iveDable, une foroie ou un secours qui leur permet de remplir des fonctions qu'ils ne pourraient remplir uaturelieiueiit. — {2) Paroles du Gloria in excelsis. — (3) ExoJe, m, 15. — ;4; Hébr.. ii, 17. — (S) Gai., iv, 1. — %) Baruch., m, 24.