‹ Œuvres de Théophile Gautier: Poésies (volume 2)Chapitre 40 sur 117 · LE SOUPER DES ARMURES · texte numérisé non relu

LE SOUPER DES ARMURES

La troupe, qu'un rayon traverse, Pâlit comme au jour un flambeau, Et le plus ivrogne se verse Le coup d'étrier du tombeau.

Le coq chante, les spectres fuient Et, reprenant un air hautain, Sur l'oreiller de marbre appuient Leurs têtes lourdes du festin 1

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EUX fois je regarde ma montre.

Et deux fois à mes yeux distraits L'aiguille au même endroit se montre:

Il est une heure... une heure après.

La figure de la pendule

En rit dans le salon voisin,

Et le timbre d'argent module

Deux coups vibrant comme un tocsin ;

Le cadran solaire me raille En m'indiquant, de son long doigt, Le chemin que sur la muraille A fait son ombre qui s'accroît;

Le clocher avec ironie

Dit le vrai chiffre, et le beffroi.

Reprenant la note finie,

A l'air de se moquer de moi.

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