‹ Œuvres de Théophile Gautier: Poésies (volume 2)Chapitre 41 sur 117 · LA MONTRE · texte numérisé non relu

LA MONTRE

Hens ! la petite bète est moite.

Je n'ai pas mis hier encor. Tant ma rêverie était forte, Aa troa de mbis la def d'ori

Et je ne vois plus dans sa boîte Le fin ressort du balancier Aller, venir, à gauche, à droite.

Ainsi qu'un papillon d'ader.

Cest bien de moi 1 duand je chevauche L'Hippogrifie, au pays du Bleu, Mon corps sans âme se débauche.

Et s'en va comme il plait i Dieu 1

L'éternité poursuit son cercle Autour de ce cadran muet.

Et le Temps, l'oreille au couverde, Cherche ce cœur qui remuait :

Ce cœur que l'enfant croit en vie, Et dont chaque pulsation Dans notre poitrine est suivie D'une égale vibration,

Il ne bat plus ; mais son grand frère Toujours palpite à mon côté.

— Celui que rien ne peut distraire, Qpand je dormais, l'a remonté I

LES 'K.É'K,ÉIT>ES

J'ai dans ma chambre une aquarelle Bizarre, et d'un peintre avec qui Mètre et rime sont en querelle, — Théophile Kniatowski.

Sur l'écume blanche qui frange Le manteau glauque de la mer Se groupent en bouquet étrange Trois nymphes, fleurs du gouflire amer.

Comme des lis noyés, la houle Fait dans sa volute d'argent Danser leurs beaux corps qu'elle roule, Les élevant, les submergeant.

Sur leurs têtes blondes, coi£fées De pétoncles et de roseaux, Elles mêlent, coquettes fées, L'écrin et la flore des eaux.

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