‹ Œuvres de Théophile Gautier: Poésies (volume 2)Chapitre 57 sur 117 · SUR UNE AQUARELLE DE LA PRINCESSE M · texte numérisé non relu

SUR UNE AQUARELLE DE LA PRINCESSE M

APRiCE d'un pinceau fantasque Et d'un impérial loisir, Votre fellah, sphinx qui se masque, Propose une énigme au désir.

C'est une mode bien austère Qjie ce masque et cet habit long; Elle intrigue par son mystère Tous les Œdipes du Salon.

L'antique Isis légua ses voiles Aux modernes filles du Nil; Mais, sous le bandeau, deux étoiles Brillent d'un feu pur et subtil.

Ces yeux, qui sont tout un poème De langueur et de volupté, Disent, résolvant le problème, « Sois l'amour, je suis la beauté. »

1X6 iMAUX ET CAMÉES

L^A fhC^A'H.S^'KDE

SUR les tuiles où se hasarde Le chat guettant l'oiseau qui boit, De mon balcon une mansarde Entre deux tuyaux s'aperçoit.

Pour la parer d*un £iux bien-être, Si je mentais comme un auteur, Je pourrais &ire à sa fenêtre Un cadre de pois de senteur,

Et vous y montrer Rigolette Riant à son petit miroir, Dont le tain rayé ne reflète Q)ie la moitié de son œil noir ;

Ou, la robe encor sans agrafe.

Gorge et cheveux au vent, Margot Arrosant avec sa carafe Son jardin planté dans un pot;

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